Bienvenue
à l'Angelick

02/07/2018
Je ne me rappelle pas vraiment comment ça a commencé, mais je me souviens de mon inexpérience et de l’impression de plonger vers l’inconnu avec parfois le haut le cœur devant les nouvelles contraintes qui s’imposaient à moi. Lorsque j’ai repris le restaurant familial c’était surtout par facilité…Tout était réuni et tout était à faire…Le goût du challenge et celui du travail bien fait m’ont émancipé et la passion a grandi avec la taille de l’équipe. Sans elle, rien de possible, c’est une Lapalissade bien sûr, mais ce serait une faute de cesser de le dire…Alors que mon épouse me rejoignît, le projet prit sens et ce n’était plus un projet personnel mais un projet de vie de toute la famille (mes parents compris). La boucle serait bouclée chacun dans son domaine de compétence, la vie était rythmée et agréable. Rien ne nous a fait tressaillir ni ne nous a affaibli ; dans les années 90 où chaque commune ouvrait des salles des fêtes comme autant de concurrents, nous avons dû nous adapter et nous nous sommes tournés vers la gastronomie. Pari payant depuis 24 ans qui a fait notre renommée et qui nous permet, à La Muraz, d’avoir des clients de passage…Cela m’étonnera toujours ! Pas même les contrôles inopinés incessants sur l’hygiène ou sur la TVA ou sur les cotisations diverses et variées qui n’ont de limite que l’imagination des députés et des gouvernements successifs, pour prélever toujours plus en nous faisant comprendre que c’est pour notre bien… Nous avons franchi toutes ces embûches et nous sommes plus forts que jamais ! Nous avons acquis une expérience et des compétences que je trouve (en toute modestie) assez importantes. Nous avons su gérer l’humain, ce qui est une vraie performance en France …Sans aucun conflit juridique. Nous avons eu des relations professionnelles très riches localement mais aussi dans toute la France et l’Europe, nous sommes passés à la télévision, à la radio, dans les journaux et je peux l’admettre maintenant, c’était un rêve de gosse ! J’ai serré la main de grands noms de la profession et parfois reçu le soutien de chefs qui me font briller les yeux à chaque fois que je les croise, ils sont devenus des amis, et cela, nous l’aurons pour toujours. J’ai surtout assisté à l’évolution impressionnante de mon alliée de toujours, mon épouse. Je lui tire mon chapeau pour tout ce qu’elle a enduré et accompli. Toutes ces heures de travail sans jamais renoncer, toutes ces remises en questions, ces formations pour enfin, avoir comme leitmotiv la célèbre phrase « ceux qui cessent de vouloir progresser ont déjà cessé d’être bons ! » En 2018 tout va très vite et il est loin le temps où on restait quatre heures à table et où l’on idéalisait la gastronomie comme un art de vivre. On ne trouve plus de personnel qualifié comme nous le souhaiterions et qui veut travailler le dimanche, le soir et tous les jours fériés pour la moitié du smic suisse ? Trop peu…Aujourd’hui on se fait livrer par Uber eat et on compare le prix d’un Echezeaux avec un aller-retour pour Barcelone en avion : une autre façon de voir les choses. Cette histoire, pour qu’elle soit belle, doit se terminer. Nous avons, Emmanuelle et moi pris la décision de fermer le restaurant gastronomique à compter du samedi 11 août au dîner. Nous ne sommes pas amers ni déçus, nous avons la satisfaction du devoir accompli et nous n’avons plus rien à prouver ici. Nous avons tout donné jusqu’à empiéter largement sur notre vie de famille. Emmanuelle et moi profitons de l’occasion pour remercier nos enfants qui ont compris nos contraintes et qui se sont adaptés, sans jamais se plaindre de nos absences. Bien sûr, nous remercions nos fournisseurs avec qui nous avons des liens forts. Notamment Rénald Duvernay avec qui nous n’avons pas fini de déguster des bons vins mais dorénavant nous serons assis à la même table. Je ne vais pas les citer tous mais ils font partie de l’histoire de l’Angelick. Lorsque j’ai repris l’entreprise familiale le 04 septembre 1994 je me suis promis que je ferai le même « temps » que mes parents…Ils ont initié ce projet un peu fou de 1972 à 1994 et moi de 1994 à 2018…Vingt-quatre ans chacun, la boucle est bouclée…Merci pour ces moments…   Yannick Janin   INFORMATION BONS CADEAUX : La prestation inscrite sur votre bon cadeau, sera convertie en note à déduire sur votre addition du restaurant.
Le Restaurant
Yannick & emmanuelle

“Ma cuisine, c’est un peu l’histoire d’une rencontre en trois temps… Comme une aventure personnelle qui n’aurait de sens qu’une fois partagée avec vous. Au départ, il y a cette complicité entre un produit et une idée, une envie, la mienne. Une sorte de tête-à-tête amusant, spontané… Puis, vient le temps de l’élaboration, confrontation stimulante entre mon savoir-faire et une règle d’or : explorer sans cesse de nouveaux accords de saveurs. Enfin, arrive ce moment privilégié où je peux vous convier à goûter mon plat. Ce temps d’échange, qui, jour après jour, nous incite, mon équipe et moi-même, à tenter à nouveau l’aventure derrière nos fourneaux. Car pour nous, les plus belles recettes sont celles en devenir… ”

Yannick JANIN

carte & menu
l'angelick

Découvrez notre carte et nos menus!